Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIIIème – XVème – XIXème siècles)

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul fut en partie construite au XIIIème siècle. Elle n’a cessé d’être remaniée tout au long des siècles suivants. Église de plan rectangulaire à trois vaisseaux, en grès, poudingue et granit bleu de Saint-Brieuc. La charpente de la nef, vue de l’intérieur, indique une origine romane. Le chœur, au volume important, est ajouré d’une grande baie axiale de style gothique flamboyant conservant son remplage d’origine et portant les armes de la famille de Geoffroy de Quéleneuc. L’ensemble de l’église est reconstruit au XIXème siècle. Entre autres, le clocher en 1845.

Quelques dates

  • 1420 : le pignon Ouest par le seigneur de Bienassis ;
  • 1787 : la longère nord ;
  • 1767 et 1887 : le côté Nord ;
  • 1810 et 1830 : côté du midi ;
  • 1845 : le clocher ;
  • 1847 : la croix du clocher.

Quelques curiosités

Le bénitier à cariatides, en granit, est du XIIème siècle. Un bénitier dont la légende – et Dieu sait comme la Bretagne est friande de ses légendes – laisse supposer que ce curieux bénitier aurait pu être une ancienne cuve à sacrifice au regard de ses bords usés. Plus plausible, cette usure importante proviendrait plus justement de la coutume des paysans de venir y aiguiser leurs faucilles dans l’espoir d’abondantes récoltes.

Le retable du maître-autel (1719) est l’œuvre du menuisier Yves Nabucet et du peintre lamballais Augustin Guernion, en bois peint et doré. Au centre du retable est représenté l’Assomption, dans les niches Saint-Pierre et Saint-Paul et en haut Saint-Sébastien et Saint-Nicolas.

Un autre retable (1727) est l’œuvre du menuisier Yves Nabucet et du peintre Le Moigne. Il est en bois peint, imitation marbre et doré à la feuille d’or. Il provient de la chapelle privée de la Ville-Cour et représente un épisode de la vie de Saint-Mathurin au IVème siècle. La scène représente le saint chassant le démon du corps de Théodora, fille du tyran Maxime.