Intoxication au monoxyde de carbone

intoxication au monoxyde de carbone
intoxication au monoxyde de carbone

Les épisodes de froid sont marqués par une recrudescence des intoxications au monoxyde de carbone (CO), lourdes de conséquences sur la santé et dont les médias nationaux et locaux se font largement l’écho. Provocant plusieurs décès par an, ce gaz inodore et invisible est la première cause de mortalité par gaz toxique en France. Dans le département des Côtes d’Armor, sur la période du 1er septembre 2018 au 30 juin 2019, 15 affaires ont été signalées et investiguées.

Les cas d’intoxication collective, avec de nombreuses victimes ou des décès alimentent régulièrement la rubrique « faits divers », mais de nombreux cas isolés sont répertoriés chaque année sans que les médias s’en fassent écho. Les conséquences sur la santé des intoxications sont pourtant parfois dramatiques et liées à l’action du CO sur l’organisme : le monoxyde de carbone se fixe sur l’hémoglobine en lieu et place de l’oxygène. Le sang n’alimente plus alors les tissus en oxygène. Cette anoxie, selon son importance et sa durée, peut provoquer la mort de ces tissus ou d’organes. Le système nerveux central, peut être affecté, entraînant une paralysie totale ou partielle, ou d’autres troubles neurologiques graves.

Le monoxyde de carbone résulte plus particulièrement d’une mauvaise combustion des dispositifs fixes de production d’eau chaude et de chauffage, quelle que soit la source d’énergie utilisée (gaz, fuel, pétrole, bois…), associée le plus souvent à une insuffisance de ventilation.

Les appareils mobiles à combustion non raccordés, et notamment les chauffages d’appoint utilisés en continu, sont des dispositifs susceptibles de conduire également à des émanations importantes de ce gaz toxique.

Il en est de même de l’utilisation inappropriée, dans des espaces clos lors de travaux ou de circonstances particulières (tempêtes, inondations, coupures d’électricité …), de matériels équipés d’un moteur thermique, tels que les groupes électrogènes ou les motopompes. Ces derniers doivent impérativement être placés à l’extérieur des locaux.

Le maintien d’une aération permanente dans les locaux, la vérification des équipements et de leurs conditions d’installation ainsi que l’entretien des conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié au moins une fois par an demeurent les principaux gages de sécurité.

En cas de suspicion d’une intoxication au monoxyde de carbone (maux de tête, nausées, vomissements…), les consignes sont les suivantes :

  • Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres ;
  • Arrêter les appareils de combustion si possible ;
  • Faire évacuer les lieux ;
  • Appeler les secours (112, 18 ou 15) ;
  • Ne réintégrer les locaux qu’après l’avis d’un professionnel.

Ressources

solidarites-sante.gouv.fr

www.bretagne.ars.sante.fr