Deus nouvelles expositions photos dans la ville  : l’Arlésienne et Gestuelles de la mer

Deus nouvelles expositions photos dans la ville : l’Arlésienne et Gestuelles de la mer

Dans le cadre de sa programmation culturelle la mairie d’Erquy propose deux nouvelles expositions photographiques en extérieur pour l’été. Présentées du 4 juillet au 31 décembre 2026, ces expositions s’inscrivent dans un parcours en plein air déployé au Parc Stella Maris, rue du Parc des Sports, rue du 19 Mars et place du Marché.

L’inauguration de ces deux nouvelles expositions photographiques extérieures est organisée en présence des artistes
vendredi 4 juillet à 17h30 au Parc Stella Maris.
Invitation gratuite ouverte à tous

Parc Stella Maris L’Arlésienne (2023) d’Anaïs Boileau

Il y a, dans certaines figures féminines traditionnelles, une puissance paradoxale : elles sont partout, peintes, photographiées, célébrées, et pourtant insaisissables, toujours mises en lumière par le regard de l’autre. C’est précisément cet espace qu’Anaïs Boileau choisit d’habiter dans L’Arlésienne, une série photographique développée en résidence au Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, dans le cadre du programme «Excellence Métiers d’Art».
Plutôt que de représenter la figure, elle en cherche les traces. La série se compose de photographies proches de la nature morte : fragments de costume, étoffes, dentelles et rubans sont isolés, recomposés, mis en lumière. Décontextualisés, ces éléments deviennent presque abstraits, le corps est suggéré sans jamais être montré. D’autres images, plus floues et mouvantes, évoquent une présence fugace, comme si la figure s’échappait au moment même où l’on tente de la saisir. Entre apparition et effacement, L’Arlésienne pose une question toujours actuelle : comment représenter sans enfermer ? Comment hériter sans figer ?

©Anaïs Boileau

Gestuelles de la mer par le Photo Club d’Erquy,

Du stade de foot à la plage du centre, les membres du Photo Club d’Erquy se sont aventurés dans les paysages d’Erquy sous la conduite d’Anaïs Boileau. Quatre jours pour apprendre à regarder autrement : capter la lumière qui glisse sur les filets, l’ombre d’un corps qui se fond dans le mouvement, la matière brute des objets personnels du bord de mer transfigurée par le cadrage et la couleur.
Portraits superposés, natures mortes construites avec papiers miroir et gélatines, tirages retravaillés à la découpe et à la peinture, l’atelier a poussé chacun à dépasser la photographie comme simple enregistrement pour en faire un geste plastique à part entière.
Cette série est le fruit du dialogue entre les participants et leur environnement. Les images présentées ici ont été sélectionnées par Anaïs Boileau elle-même : c’est son regard, attentif et exigeant, qui s’est posé sur le travail du groupe pour en révéler la cohérence et la sensibilité.

©Laurence Bain
©Laurence Bain

Une autre série du club, De la mer à l’assiette, est également visible en ville.