| Château de Bienassis  Classé Monument Historique en 1945, c’est un haut lieu touristique de la commune d’Erquy. Datant des 15ème et 17ème siècles, l’édifice en grès rose d’Erquy domine un parc somptueux reconstitué après le terrible ouragan de 1987. D’abord érigé comme un château fort par le seigneur de Bretagne Jean 1er de Quélénec, il est reconstruit au 17ème siècle par Gilles Visdelou de la Goublaye. Au 18ème, il devient la propriété du Comte de La Marck, prince souverain allemand puis à son gendre le prince d’Arenberg, aïeul de la princesse Elisabeth d’Autriche (Sissi). En 1765, le château est vendu à François-Louis Visdelou de la Ville-Théart, commissaire des haras de Bretagne. A cette époque, le domaine comprend 39 métairies, 7 moulins, et s’étend sur plus de 1000 hectares. Confisqué pendant la révolution, il servira de prison. En 1796, il est acheté par le général Valletaux, mort en Espagne en 1811 à la bataille de Quintemilla. En 1880, ses descendants le vendent à l’Amiral Jules de Kerjégu, grand navigateur. Il s’y installe après avoir participé à toutes les grandes campagnes de son siècle : expéditions du Mexique, de Crimée, Chine et Cochinchine. Le château appartient toujours à ses descendants.
La visite guidée de juin à septembre permet d’entrer dans la cour et de voir le rez-de-chaussée du logis avec la salle des Gardes, la salle à manger (avec de belles porcelaines de Chine et des meubles de la Renaissance Bretonne), les escaliers et les cheminées des 15ème et 17ème ainsi que la chapelle.
Le four à boulets a été construit en 1794 à la demande du Ministre de la Marine. Il a été façonné avec la pierre trouvée sur place, sauf pour la voûte dont les briques ont été acheminées des poteries de Lamballe. Le but était de porter à incandescence des boulets qui alimentaient une batterie de 3 canons afin de les propulser sur les navires (en bois à l’époque) pour les incendier. D’où l’expression « tirer à boulets rouges ». La préparation du foyer, le temps de chauffe et la fumée produite se sont avérés incompatibles avec la nécessité de rapidité de l’action. Le dispositif n’a jamais rempli sa mission. D’ailleurs, peu de fours à boulets ont été construits en Bretagne. Il n'en reste plus que quatre dans la région : au Cap d’Erquy, au Fort la Latte, à la pointe du Roselier à Plérin et à Camaret dans le Finistère. Le corps de garde des Trois pierres Construit vers 1744, il a participé à un vaste système défensif initié par Louis XVI sur le littoral breton. L’abri du canot de sauvetage Il a été utilisé entre 1935 et 1966. Depuis 1990, c’est la vedette Plancoët (SNS 238), basée dans le port, qui assure le sauvetage en mer. Le phare, inauguré en 1900, a marqué l’achèvement du môle construit à l'époque où le port d'Erquy était un port de commerce important (transport de productions agricoles et de pavés de grès rose). Hauteur : 11 mètres. Portée : 3,2 milles. Feu à éclats rouges : lumière 0,5 secondes, obscurité 2 secondes. Les monuments religieux Le petit patrimoine est très riche avec divers monuments religieux : l’Église Saint Pierre et Saint Paul, la Chapelle des Marins, la Chapelle Saint-Pabu et la Chapelle Saint-Michel. Inventaire du Patrimoine des Communes Littorales des Côtes d'Armor : Erquy. Pour accéder au site.  |