Exposition : GIL, matières et ardoises

Du samedi 17 février 2018 au dimanche 4 mars 2018

Lieu : Galerie d'Art municipale

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Sculptures

Mon travail sur l’ardoise a commencé par un séjour dans l’Anjou. Au hasard de mes balades j’ai récolté plusieurs pierres brutes qui m‘ont fasciné par leur beauté, leurs couleurs. Les effets d’oxydation faisant passer la pierre du noir au rouge en passant par l’ocre ont attiré mon intérêt pour ce matériau. Il n’était pas encore question de les travailler. Elles ont vécu dans un coin de l’atelier pendant un bon moment, vivant leur propre vie. Peu à peu à force de les voir, de les regarder plus attentivement l’envie de commencer une recherche autour de cette matière m’a fait réfléchir. Mes différents séjours en Bretagne avaient complété ma collection de schistes.
J’ai d’abord travaillé les pierres en taillant dans la masse tout en y ajoutant différentes autres matières : bois flotté, brulé, morceaux de métaux rouillés rappelant les oxydations naturelles de l’ardoise.
Puis ma recherche a continué avec des ardoises plates récupérées sur un chantier et aussi des ardoises en plaques épaisses. Le verre est venu s’ajouter aux autres matières ainsi qu’un travail de gravure et de couleur avec des papiers aquarellés, du pastel.
Avec l’ardoise, c’est le côté brut qui m’attire. Pouvoir jouer sur la fragilité de celle-ci, tout en rencontrant sa résistance. Le jeu des couleurs de l’ardoise allant du blanc au noir pur, en fonction du travail et des outils utilisés, son côté lisse ou au contraire rugueux me permet d’expérimenter une autre facette de ma recherche.
Avec le temps, les formes tendent à se simplifier, à s’épurer dans un travail plus abstrait qui laisse toutefois la possibilité à chacun d’y voir ce qu’il veut.

Peintures

Peinture de la matière. J’utilise de la poudre de pierre mélangée à des pigments dans un mélange personnel.
Contraste entre cette matière épaisse et des carrés de papier de Chine aquarellés qui offrent des fenêtres de lumière sur la toile, mais aussi des ouvertures sur l’indicible, l’invisible. Passages possibles entre l’ombre et la lumière, entre le monde réel et le rêve, entre le conscient et l’inconscient.
Depuis, d’autres matières viennent s’ajouter à mes toiles : de la pierre, des photos, des journaux, du carton, de l’ardoise qui peuvent remplacer les carrés lumineux. Ce travail poursuit ma recherche sur le contraste.
Dans ma peinture j’essaie de laisser une part importante à celui qui regarde. Il doit faire un parcours dans la toile, suivre les rythmes de celle-ci, se laisser aller à la rêverie, à la poésie. J’aimerais que mes toiles servent de miroir, de reflet à ce que chacun a envie d’y voir. C’est pourquoi elles ne portent pas de titre, pour ne pas influencer le regard de l’autre.
Mon travail est aussi une recherche sur le temps et la mémoire. Mémoire personnelle et subjective mais aussi mémoire à travers les différentes couches de matières et de peinture, un peu comme les différentes couches de sédiments qui nous rappellent la mémoire de la terre et la propre histoire de l’humanité. C’est un travail d’archéologue pour faire remonter à la surface ce qui est caché.
Mon travail de peinture est fait de lenteurs et de fulgurances. Lenteur de la conception mentale. Il faut de la maturation. Il faut laisser le temps faire son œuvre. Mais quand vient la réalisation, là les choses peuvent aller très vite. Tout s’organise.
Mon travail est une recherche perpétuelle, j’avance pas à pas vers cet inconnu qui nous transcende.
Il existe une correspondance, une connivence entre chaque toile. Un dialogue s’est installé presque à mon insu. Les choses nous échappent suivant des méandres où l’inconscient est toujours présent. Dans ce processus de création un aller-retour s’installe alors entre cet inconscient et le conscient. Ce travail se fait dans la lenteur, il navigue entre le hasard, le lâcher prise, l’imprévu, la surprise dans un premier temps et une recherche d’harmonie entre formes, traits et couleurs dans un second temps.
Ce travail est toujours ouvert pour celui qui regarde, j’essaie de ne rien imposer. Il existe un espace de rêverie pour chacun, pour voir, interpréter ou simplement ressentir.


GIL
Saint-Maur des fossés (95)
06 75 24 41 77
gilblanchard.e-monsite.com

En pratique

  • Du samedi 17 février au dimanche 4 mars 2018
  • Ouvert tous les jours, de 10h30 à 12h30 et de 15h00 à 18h00, entrée libre.
  • Galerie d’art municipale d’Erquy
  • Accès libre et gratuit
  • Programmation : service culturel de la Commune d‘Erquy
  • Espace presse